Les policiers saboteurs de radar en examen…

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radar sac poubelle

radar sac poubelle Souvenez vous, fin d’année dernière, ces deux policiers qui recouvraient des radars automatique devant les caméras de TF1. Ce reportage a beaucoup fait parler de lui et de nombreuses personnes (souvent de la police) on crié au fake, notamment des membres du Forum non-officiel de la Police Nationale. Différents arguments sont avancés comme l’écusson sur le bras droit, une voiture qui n’a rien d’une voiture de police mais plutôt d’une voiture de location (regardez le porte clef de la clef de contact) ou encore le fait que les CRS n’aient pas de quota pour les procès verbaux. Pourtant, aujourd’hui deux policiers qui auraient soit disant mené cette action des « uniformes en colère » font l’objet d’une enquête de l’IGPN (la police des polices) selon l’AFP. Je vous remets la vidéo pour rappel :

1 COMMENTAIRE

  1. Sujet traité : Responsabilité de l’administration devant le futur du pays : les Français entrepreneurs la fuient.

    Ci-dessous : une forme de l’objection de conscience. Cas de deux policiers capuchonnant les radars de sacs poubelle

    Cas proche : Jacques Beugin, enregistré sous KB8 au musée de la Préfecture de police à Paris, policiers informant les victimes potentielles des rafles de la milice ; voir Direction Affaires des Questions Juives.

    Cas des policiers anti radars
    Analyse de leur motivation, donc de l’expression de leur aspiration rationnelle qui est d’exécuter leur contrat avec l’État et de leur aspiration émotionnelle qui est de servir le citoyen. Tout fonctionnaire a le sens du service publique, son sens bien sûr, son éthique.

    Un radar placé dans un endroit équivoque, où la sécurité ne l’emporte pas nettement sur l’embuscade au racket, fait douter.

    Pierre Bourdieu, sociologue contemporain : la violence structurale conduit à la violence
    physique concrétisée en incivilités, délits et perte du respect de ce qui est public.

    Les actions visant la sécurité des citoyens doivent être justifiées. Exécutées sans discernement, par des machines, elles concrétisent la violence structurale à laquelle chaque citoyen trouve sa réponse sous la forme d’une indifférence accentuée à la
    société, de délits faciles compensatoires, de maltraitance de plus faible que soi, en clair, mille formes imprévisibles. Le citoyen devient un ennemi non déclaré parfois inconscient de son état. Pour le fonctionnaire, la situation est pire : il est rendu complice d’actions qu’il désapprouve. Il subit une contrainte mentale qui crée une souffrance réelle puisque ses aspirations divergent complètement. Quoi qu’il fasse, il est perdant :

    Suit-il son aspiration rationnelle qui serait d’exécuter son contrat avec l’État, il ne peut plus être fier de son travail mais au contraire, il a un sentiment de dégoût ou de
    culpabilité.

    Suit-il son aspiration émotionnelle qui serait de servir le citoyen, car tout fonctionnaire a le sens du service public, de même, il ne peut en faire état en public car il agit contre les règles.

    Le cas actuel de ces policiers ouvre le procès de la haute administration. Jusqu’où doit aller l’obéissance d’un fonctionnaire ?
    Réponse : jusqu’au moment où la transgression de sa propre éthique fait mal et commande une action, cette fameuse violence en réponse à la violence structurale annoncée par Bourdieu.
    La hiérarchie dans la société est responsable des doubles contraintes qu’elle crée et non le citoyen ou le fonctionnaire qui ne peuvent sortir du piège.

    Jacques Beugin fut félicité par notre société démocratique retrouvée en 1945.
    D’autres, pour les mêmes faits mais découverts trop tôt furent fusillés.

    Notre société doit « policer » sa propre administration afin que les fonctionnaires puissent être librement objecteur de conscience. Sans cela, ils risquent et nous avons un cas récent ici, d’être pris au piège créée par leur hiérarchie carriériste, trop obéissante et complice d’un quelconque objectif déviant des droits constitutionnels et des vœux du gouvernement . Nous devons choisir entre vivre dans une société libre capable de douter de ses choix et de les remettre en question ou vivre dans une société ordonnée certes mais brutale et générant donc plus de violence, de l’avis même de nos éminents sociologues et psychologues et surtout des statistiques constatant l’évolution de la criminalité. Actuellement, nous retournons vers l’enfer du totalitarisme.

    René Rupert
    Penseur indépendant
    Chercheur sur l’état d’esprit

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